Entrepreneur Venture | Minuit Une soigne son image à la Nuit Blanche
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Minuit Une soigne son image à la Nuit Blanche

Minuit Une soigne son image à la Nuit Blanche

La start-up d’éclairage scénographique sera de la fête parisienne. Une bonne occasion de développer son aura auprès de ses potentiels utilisateurs.

Derrière les performances des artistes qui participent le 7 octobre à la « Nuit Blanche », se cachent parfois des start-up. Minuit Une, qui a inventé un procédé d’éclairage scénographique « nouvelle génération », est l’une d’entre elles. Au Collège des Bernardins, dans le cinquième arrondissement de Paris, l’artiste numérique Gymkhana (Fernando Favier) utilisera sa technologie brevetée pour développer un spectacle mêlant voix, mapping vidéo et laser.

Fondée en 2013 par deux ingénieurs en physique de l’Institut de l’Optique et un diplômé d’école de management, la start-up a trouvé une nouvelle occasion de peaufiner son image de créativité. « En collaborant avec un artiste tel que Gymkhana, on repousse les limites du produit. De quoi faire naître de nouvelles idées et pistes de travail », déclare Aurélien Linz, cofondateur. Grâce à la « Nuit Blanche » et à ses retombées médiatiques, Minuit Une espère aussi atteindre le grand public et développer une notoriété de marque.

 

Minuit Une réalise 60% de son chiffre d’affaires à l’export

Un élément qui peut faire la différence auprès des utilisateurs, surtout les agences d’événementiel. « Maintenant, ces dernières commencent à demander aux prestataires techniques de l’éclairage Minuit Une », poursuit Aurélien Linz. Car si les prestataires « signent les chèques »la communication de la jeune pousse se concentre sur les prescripteurs- utilisateurs : « light designers », pros de l’événementiel, organisateurs de spectacle, sociétés de production ou médias audiovisuels, par exemple.

En moins de quatre ans d’existence, la start-up de Montreuil (93) qui emploie une douzaine de personnes, réalise déjà 60% de son chiffre d’affaires à l’export dans des pays comme l’Allemagne et l’Italie. Ce mois d’octobre, douze de ses machines ont été utilisées au Royal Albert Hall de Londres. Une première au Royaume-Uni. Elle va même les vendre maintenant à Singapour, Malaisie et Thaïlande. Loin de ses bases, elle ne traite pas en direct avec les prestataires mais passe par des distributeurs spécialisés.

 

Une levée de fonds de 3 millions d’euros pour accéder aux États-Unis

Le marché de l’éclairage scénographique est mondialisé et l’a toujours été. Il n’y a pas d’acteur local. Afin d’accélérer à l’international, Minuit Une a levé 3 millions d’euros en juillet dernier auprès de Ambition Numérique, un fonds géré par bpifrance, et Entrepreneur Venture. Pour elle, le Graal s’appelle les États-Unis où les budgets consacrés à « l’Entertainment » atteignent des sommets vertigineux.

« Pour accéder au marché, nous sommes en train d’obtenir les certifications de sécurité, précise Aurélien Linz. Nos premiers pas s’y feront en mars ou avril 2018. » A terme, 90% de l’activité sera réalisée en dehors des frontières de l’Hexagone. La start-up entend aussi développer une véritable gamme de produits autour de sa technologie. Une offre qu’on devrait peut-être voir à l’œuvre lors de prochaines « Nuit Blanche ».

Source de l’article : business.lesechos.fr



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