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DJIT profite du CES pour lancer son premier objet connecté.

Après Edjing, l’appli star des apprentis DJ, la start-up française DJiT lance sa première machine

La jeune pousse veut tout simplement devenir le premier éditeur mondial d’applications musicales.

Symbole des ambitions de la French Tech : la start-up DJiT (aussi connue sous le nom de son produit phare, Edjing) lance à l’occasion du CES son premier objet connecté. Mixfader est une table de mixage qui se connecte aux applications de mixage déjà développées par la société. « Très peu d’acteurs développent à la fois des objets et des applications et donc, en général, l’expérience utilisateur est mauvaise car on utilise des solutions de marques différentes. Là, nous avons un meilleur contrôle, une meilleure précision », avance Jean-Baptiste Hironde, directeur général et fondateur d’Edjing.

« Made in France »

Entièrement fabriqué en France, l’objet est commercialisé à 129 euros et pourrait donc permettre de démocratiser le mix, là où le matériel traditionnel se négocie plusieurs milliers d’euros. « Nous ne négligeons pas la qualité pour autant, affirme le jeune patron de vingt-neuf ans. Nous avons des contrôles très stricts et travaillons avec l’un des plus gros acteurs industriels du secteur [All Circuits, qui dispose de plusieurs usines en France, ndlr]. Nous avons aussi développé une puce qui raccourcit le délai de latence à 5 millisecondes. Partir fabriquer en Chine, c’était courir le risque d’être copié très rapidement sur ce procédé. » Environ 10.000 unités seront en stock à la fin du mois, pour des livraisons expédiées dans le monde entier. La société est en capacité de produire 100.000 pièces cette année mais se fixe l’objectif d’en vendre entre 10.000 et 30.000.

Objectif : leader mondial

DJiT poursuit ainsi sa stratégie de diversification, tout en restant sur le vertical de la musique. Il a commencé en 2012 par une application de mix, Edjing, dont la suite a déjà été téléchargée plus de 35 millions de fois, sur un modèle « freemium » (gratuite, mais avec des fonctionnalités payantes, 1 % des clients passant aux options payantes en moyenne). Elle a créé des déclinaisons pour professionnels et, depuis peu, s’est aussi positionnée sur d’autres thématiques en lançant une application de karaoké, Equalizer + (qui permet d’améliorer la qualité de sa musique) et edjing Scratch. Au total, DJiT revendique plus de 65 millions de téléchargements (dont 35 % aux Etats-Unis). « Notre objectif est de devenir à terme le premier éditeur mondial d’applications musicales, alors que nous sommes dixièmes aujourd’hui », clame Jean-Baptiste Hironde (le premier est Spotify). Pour cela, DJiT, qui emploie aujourd’hui 40 salariés (dont 30 ingénieurs), pourrait ouvrir un bureau aux Etats-Unis et effectuer une levée de fonds, selon les opportunités. «  Ce n’est pas une obligation car nous sommes à l’équilibre, mais la concurrence est rude », dit Jean-Baptiste Hironde.

 

Par Nicolas Rauline, Source Les Echos



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