Entrepreneur Venture | EV rejoint l’aventure Cooptalis
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EV rejoint l’aventure Cooptalis

EV rejoint l’aventure Cooptalis

La start-up Cooptalis basée à Marcq-en-Baroeul vient de lever 20 millions d’euros. Elle double son chiffre d’affaires chaque année depuis sa création et va atteindre les 25 millions d’euros en 2018.

La chasse aux talents n’a plus de frontières. C’est ce qu’ont compris Gilles Lechantre et Olivier Desurmont lorsqu’ils ont fondé Cooptalis en 2012, une start-up chargée de gérer l’ensemble des actions qui entourent la mobilité professionnelle . Et en six ans, la jeune pousse a su convaincre suffisamment de clients (entre 140 et 160) pour faire appel au capital-risque et investisseurs institutionnels afin d’accélérer sa croissance. Entrepreneur Venture, Idinvest Partners et CM-CIC Investissement viennent en effet d’injecter 20 millions d’euros, dans cette start-up des ressources humaines, avec pour principal objectif de s’affirmer comme le leader mondial dans le secteur.

« Nous allons ouvrir des bureaux au Canada et en Allemagne d’ici à la fin de l’année, détaille Gilles Lechantre. Ensuite, nous irons au Royaume-Uni début 2019 car avec le Brexit, nous sommes sollicités par les entreprises françaises notamment qui doivent rapatrier leurs équipes. » Dans ce schéma précis, Cooptalis gère l’ensemble des aspects de la mobilité des cadres d’une entreprise, contrairement à ses concurrents. La start-up s’occupe des  visas de travail pour les étrangers , de trouver un logement, un établissement scolaire pour les enfants et les éventuels besoins de formation.

 

Viser les marchés en pénurie

Mais la compétence de la jeune pousse ne s’arrête pas là. Avec ses 450 employés, elle chasse également des talents internationauxpour les entreprises. Ce qui se passe le plus souvent en dehors de leurs frontières, détaille le cofondateur de Cooptalis : « Les marchés du travail en pénurie sont nombreux. Nous accompagnons nos clients sur les métiers de l’informatique, du médical, de l’hôtellerie-restauration, de l’industrie et de la pharmacie, mais nous en avons déjà identifié d’autres. » Pour y répondre, la pépite nordiste va recruter entre 180 et 200 personnes dans le courant de l’année prochaine et continuer d’étendre sa présence. Etoffer les équipes ne suffira pas et Cooptalis veut bâtir une plate-forme Web sur le modèle d’Airbnb, où ses clients pourront gérer et suivre une partie des tâches pour réussir leur mobilité.

 

Le Pass French Tech depuis deux ans

Ces éléments doivent permettre à la start-up de continuer à doubler son chiffre d’affaires chaque année (25 millions d’euros en 2018), ce qui lui a permis de recevoir le Pass French Tech , un label remis chaque année par le gouvernement aux start-up qui enregistrent une telle croissance. « Ce label nous apporte de la visibilité à l’international , assure Gilles Lechantre. Nous menons environ 90 sessions de recrutements dans le monde chaque année et il y a trois semaines, nous étions au Liban pour cela. Je peux vous dire que ce label vous apporte beaucoup de crédit et vous ouvre des portes ! »

La mobilité professionnelle internationale reste un pari risqué. Les causes d’échec peuvent être nombreuses mais, là aussi, la jeune entreprise tient à être présente auprès des sociétés clientes et des travailleurs qu’elle accompagne. « Avec l’expatriation, il y a des pics d’euphorie et des moments difficiles, remarque le startuppeur. Le climat, le mal du pays, le savoir-être dans une culture différente de la sienne… il existe tout un tas d’éléments qui peuvent mener à l’échec et nous avons des équipes en interne pour assurer le suivi de ces personnes. »

 

Source : Les Echos, Guillaume Bregeras

 



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